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24 Novembre 1954 – La France envoie 20 000 soldats en Algérie

ImageLes aspects militaires de la guerre d’AlgérieImageProclamation du 1er novembre 1954, Front de Libération Nationale (FLN)ImageEn novembre 1954, le Front de libération nationale (FLN) réalise ses premiers attentats terroristes en Algérie. La France a refusé d’accepter le caractère nationaliste du soulèvement, se référant uniquement aux « événements », tout en renforçant sa présence militaire et en adoptant des lois d’urgence. Mais la situation sécuritaire continue de se détériorer, et les opérations de «maintien de l’ordre» tournent à la guerre totale, par l’ampleur des pertes humaines et matérielles encourues.ImagePour répondre aux besoins croissants du théâtre indochinois, la 10e région militaire, qui comprenait l’Algérie, voit ses effectifs considérablement réduits à partir de 1951. Ainsi, lors de l’insurrection du 1er novembre 1954, elle ne compte plus que 50 000 hommes, dont moins de 15 000 aptes aux opérations. Ses capacités de renseignement avaient également été négligées. Malgré tout, le commandement français était confiant face à ce petit nombre de « hors-la-loi » mal armés et pensait pouvoir contenir cette dernière révolte – plus de 20 avaient éclaté depuis 1830 – avec l’aide de renforts métropolitains. Malgré les succès locaux remportés par les bataillons de parachutistes, les opérations de « bouclage » et de « ratissage » à grande échelle menées avec un déploiement lourd de moyens ont donné des résultats décevants. Les groupes de fellaghas se sont multipliés, augmentant leur potentiel offensif avec des armes récupérées auprès des Français – 628 armes individuelles ou collectives dans les 12 premiers mois de l’insurrection – ou que le FLN a achetées sur le marché illégal des armes.ImageAu printemps 1955, le déploiement de troupes supplémentaires en Algérie est devenu d’autant plus nécessaire que l’insécurité, initialement circonscrite à la région des Aurès, gagne la province de Constantine et s’étend désormais à la province d’Alger. Outre les mesures liées à l’état d’urgence, instauré le 3 avril 1955, les commandants territoriaux instituent le principe de responsabilité collective, pratique absurde dans un conflit contre-insurrectionnel, puisqu’elle signifie que l’armée s’aliène la population. De plus, les forces de sécurité ont rapidement été accusées d’avoir recours à la torture pour obtenir des renseignements et de procéder à des exécutions sommaires. Pour isoler l’intérieur de la rébellion, des zones interdites ont été créées. En conséquence, au fil des ans, 2,3 millions de musulmans ont été déplacés et regroupés dans des camps.ImageEn juin 1955, le général Lorillot succède au général Cherrière, tandis que la 2e division d’infanterie motorisée, première grande unité envoyée de France, est déployée en Kabylie. La 10e Région militaire compte désormais 160 000 hommes, en grande partie grâce aux unités rapatriées d’Extrême-Orient. Le massacre de 123 Européens dans la province de Constantine le 20 août 1955 démontre l’influence de l’organisation politico-administrative du FLN sur la population musulmane. La répression sévère qui s’en est suivie n’a pas empêché la croissance des groupes armés et une augmentation significative des attentats terroristes, malgré l’arrivée de 62 000 réservistes en septembre. Fin 1955, l’armée française avait fait plus de 450 morts et près de 2 000 blessés, dans ce qu’on appelait encore officiellement les « opérations de maintien de l’ordre ».ImageLa crise algérienne accentue l’instabilité gouvernementale, si bien que des élections législatives anticipées sont organisées le 2 janvier 1956. Celles-ci portent au pouvoir Guy Mollet, dirigeant de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière). Après avoir milité sur une plate-forme de paix négociée en Algérie, il finit par soutenir l’effort de guerre après les émeutes du 6 février 1956 à Alger, lorsque la Communauté européenne rejeta l’indépendance de l’Algérie. En vertu de la loi du 16 mars 1956 accordant des pouvoirs spéciaux, près de 100 000 conscrits sortis de l’école entre 1951 et 1954 sont rappelés et la durée de leur obligation légale de servir dans le contingent est portée à près de 28 mois. Passant de 300 000 hommes au 1er janvier 1956 à 460 000 au 1er août, l’armée algérienne a pu, en étalant ses forces, détenir jusqu’à 7 500 points et postes sensibles à travers le pays. Mais l’utilisation d’unités inexpérimentées et mal entraînées conduit parfois à des tragédies, comme celle du 18 mai 1956, lorsqu’une section nouvellement déployée en Algérie est décimée dans une embuscade près de Palestro.ImageNon seulement le nombre de troupes a augmenté, mais aussi le matériel, le nombre d’hélicoptères passant de 75 en juin 1956 à 257 deux ans plus tard. Celles-ci sont principalement utilisées par les unités de la « réserve générale », composées principalement des deux divisions de parachutistes (10e et 25e DP), créées en juillet 1956. Mais ce potentiel offensif n’est pas immédiatement exploité à plein. La 10e DP a été déployée au Moyen-Orient, où elle est restée jusqu’à la fin de l’année dans le cadre de l’opération Musketeer, l’opération anglo-française pour s’emparer du canal de Suez. Cependant, à l’été 1956, la situation militaire continue de se détériorer en Algérie. L’insécurité gagne la région d’Oranie et gagne les régions sahariennes, grâce à une Armée de libération nationale (ALN) renforcée, qui dispose désormais d’unités de plus d’une centaine d’hommes bien armés.

En octobre 1956, la France obtient un succès de courte durée en montant à bord d’un avion transportant cinq chefs de longue date de la rébellion, dont Ahmed Ben Bella. Dénoncée comme un détournement, l’opération déclenche une crise diplomatique avec Rabat et Tunis, mais ne parvient pas à paralyser le FLN : le mouvement est suffisamment structuré et puissant pour nommer rapidement une nouvelle équipe de dirigeants et poursuivre la lutte. Leur capture n’empêcha pas non plus le terrorisme urbain de s’étendre à Alger tout au long de l’automne, au point que l’exécutif dut accorder des pouvoirs de police à l’armée le 7 janvier 1957. Ce transfert de pouvoirs marqua le début de la « bataille d’Alger », qui a duré jusqu’en septembre. Malgré la victoire des parachutistes qui ont démantelé les réseaux de bombardiers,Algeria Political Map Stock Photo - AlamyFin 1956, le général Salan remplace le général Lorillot. Le nouveau commandant supérieur des armées reprend et développe l’idée du général Pédron de construire une clôture à la frontière marocaine, le long de la RN7 : d’abord la prolonger et la renforcer ; puis, en juin 1957, édification d’un ouvrage similaire à la frontière avec la Tunisie, baptisé « Ligne Morice ». Ce dernier a fait l’objet d’améliorations continues, jusqu’à son achèvement fin 1957, avec deux clôtures parallèles construites de part et d’autre de la voie ferrée. Bien qu’électrifiées et minées, les clôtures n’étaient pas infranchissables, mais servaient de mécanisme d’alerte et de renseignement pour les forces de sécurité.Algeria's fights for freedom - Socialist WorkerL’isolement progressif du territoire algérien produit des résultats tangibles : après deux ans d’augmentation, le nombre d’actes de violence commis par les rebelles chute de 25 % en 1957. Parallèlement, les pertes côté rebelle passent de 16 500 en 1956 à 33 000 Fait important, en 1957, l’ALN a perdu plus d’armes qu’elle n’en a saisies à l’armée française et n’en a reçu de l’étranger, malgré une moyenne de 2 000 armes entrant dans le pays par mois. Conscient du risque d’anéantissement des groupes rebelles de l’intérieur, le FLN décide début 1958 de franchir massivement les barrières frontalières, principalement à l’est. L’affrontement, surnommé la « bataille des frontières », dura du 21 janvier au 28 mai. L’ALN perd 4 000 hommes et 4 500 armes, contre 1 000 morts dans les rangs français, dont le colonel Jean-Pierre, commandant le 1er Régiment étranger de parachutistes (REP). L’augmentation du nombre d’opérations de perturbation lancées depuis le sol tunisien, où les rebelles se sont ensuite retirés, a conduit l’armée de l’air à bombarder le village de Sakiet Sidi Youssef le 8 février 1958. L’attaque aérienne a touché un marché et une école, faisant 200 morts. victimes civiles (72 morts et 148 blessés), dont 11 enfants. Le président Bourguiba a porté l’affaire devant l’ONU, mettant le conflit algérien sous les projecteurs internationaux et intensifiant l’isolement de la France.Algerian war of independence Banque de photographies et d'images à haute résolution - AlamyPlus important encore, la guerre a provoqué une crise gouvernementale qui, insoluble, s’est transformée en crise institutionnelle. Les manifestations à Alger conduisent les militaires à lancer un ultimatum à la classe politique, qui décide de rappeler Charles de Gaulle de sa retraite. Le dernier premier ministre de la IVe République revient à l’hôtel Matignon le 1er juin 1958, avec pour mandat de doter le pays de nouvelles institutions, prenant effet le 4 octobre. En Algérie, où l’ALN déploie désormais environ 46 000 combattants, le général de Gaulle intensifie la lutte contre les rebelles, tout en proposant, le 21 décembre 1958, une « paix des braves », que le nouveau gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), formé le 19 septembre, a rejetée.France to open secret archives detailing bloody Algeria war | The IndependentEn décembre 1958, le général Challe est nommé commandant en chef de l’Algérie. En février 1959, il lance une stratégie offensive à grande échelle à travers le pays. Le plan était d’utiliser méthodiquement les réserves générales en les déployant successivement contre les bastions de l’ALN, dans un mouvement d’ouest en est, en répétant au besoin si l’opération initiale était insuffisante ou si les rebelles se rétablissaient dans le entre temps. Fort de son expérience dans l’armée de l’air, il a également développé la coopération entre l’armée de terre et l’armée de l’air, se traduisant par des interventions plus rapides et plus efficaces des forces de sécurité. Il a créé les « Commandos de Chasse », des unités d’élite contre-insurrectionnelles qui menaient le même train de vie que les rebelles qu’ils poursuivaient. Enfin, il triple le nombre de musulmans dans les rangs à 210 000. De février 1959 à mars 1960,

Mais l’ALN avait depuis longtemps abandonné l’idée de libérer l’Algérie par la force des armes : la plupart de ses forces restantes, environ 30 000 hommes, étaient stationnées en Tunisie et au Maroc, dans l’attente d’une victoire diplomatique. Car, sous la pression de la communauté internationale et de l’opinion publique française, lasse de ce conflit sans fin, de Gaulle avait entamé des pourparlers avec le GPRA, qui resta inflexible même face au putsch militaire d’avril 1961 et aux attentats terroristes de l’OAS. Les pourparlers aboutissent le 19 avril 1962 aux accords de cessez-le-feu d’Évian et l’indépendance de l’Algérie est proclamée le 5 juillet. Malgré cela, l’OAS et l’ALN ont continué à mener des attaques jusqu’en septembre 1962, entraînant la mort de plus d’une centaine de soldats français, ainsi que des milliers de victimes civiles, européennes et musulmanes.

Entre novembre 1954 et juillet 1962, les opérations coûtent à l’ALN quelque 153 000 chouhada (martyrs), dont 10 000 sont en fait victimes d’épurations internes et 2 000 sont tués dans les combats contre les forces armées marocaines et tunisiennes. Sur la même période, les pertes de l’armée française s’élèvent à 25 000 morts (dont 8 000 par accident ou maladie), 485 disparus et 65 000 blessés. A ce bilan de martyrs s’ajoutent environ 70 000 supplétifs musulmans et membres de leurs familles, assassinés par le FLN pour avoir servi en uniforme français. La France a dépensé 54 milliards de nouveaux francs (environ 75 milliards d’euros en 2022) pour des opérations militaires en Algérie, qui, contrairement à la première guerre d’Indochine, ont été entièrement financées par le budget national. Cependant, malgré toutes les caractéristiques d’une guerre à grande échelle en termes de durée, d’ampleur et de coût humain, le conflit a longtemps été considéré juridiquement comme une « opération de maintien de l’ordre ». Il faudra attendre la loi n° 99-882 ​​du 18 octobre 1999 pour que le terme « guerre d’Algérie », longtemps utilisé de manière informelle, devienne enfin officiel, établissant ainsi les 1,5 million de soldats français qui y ont combattu comme la quatrième et dernière génération des vétérans du XXe siècle.

Algérie 1954 – Front de Libération Nationale

Proclamation du 1er novembre 1954

Au peuple algérien

Aux militants de la cause nationale

A vous qui êtes appelés à nous juger, le peuple algérien en général, les militants plus particulièrement, notre but en diffusant cette proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous dévoilant notre programme, le sens de notre action et le bien-fondé de nos vues dont l’objectif reste l’Indépendance Nationale dans le cadre maghrébin. Notre souhait est également de vous aider à éviter la confusion entretenue par l’impérialisme et ses agents politiques et administratifs corrompus.  Avant tout, nous considérons qu’après des décennies de lutte, le Mouvement National a atteint son stade ultime de réalisation. En effet, comme le but du mouvement révolutionnaire est de créer toutes les conditions favorables au lancement des opérations de libération, nous pensons qu’à l’intérieur le peuple est uni sous le signe de l’indépendance et de l’action ; et à l’extérieur le climat de détente est propice au règlement de petits problèmes (dont les nôtres) avec l’appui de nos frères arabes et musulmans avant tout. Les événements du Maroc et de Tunisie sont significatifs à cet égard et marquent profondément le processus de la lutte de libération en Afrique du Nord. Il est à noter que depuis un certain temps nous avons été, à cet égard, des précurseurs dans l’unité d’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.

Aujourd’hui, beaucoup sont résolument engagés dans cette voie et nous, relégués en queue, subissons le sort de ceux que les événements ont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, accablé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion publique, et dépassé par les événements, s’est progressivement désintégré, à la grande satisfaction du colonialisme, qui croit avoir emporté sa plus grande victoire dans sa lutte contre l’avant-garde algérienne. L’heure est grave.

Face à cette situation qui risque de devenir irréparable, un groupe de jeunes leaders et de militants conscients, rassemblant autour d’elle la majorité des éléments sains et décisifs, a jugé que le moment était venu de sortir le Mouvement National de l’impasse dans laquelle il s’était adossée à des luttes personnelles et des luttes d’influence, pour la lancer, aux côtés des frères marocains et tunisiens, dans le vrai combat révolutionnaire. A cet effet, nous tenons à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes considérations mesquines et erronées de personnalité et de prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est directement et uniquement dirigée contre le colonialisme, notre seul ennemi aveugle et obstiné, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens pacifiques.  Voilà, nous semble-t-il, des raisons suffisantes pour qu’un mouvement de renouveau se présente sous le nom de FLN, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles, et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes classes sociales, de toutes les partis et mouvements purement algériens, à s’intégrer dans la lutte de libération, sans autre considération. En résumé, nous énonçons ci-dessous les principaux éléments de notre programme politique :

Objectif : INDEPENDANCE NATIONALE par :

La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes islamiques.

Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de race ou de religion

OBJECTIFS INTERNES :

La réforme politique par le retour du Mouvement National Révolutionnaire sur sa vraie voie et par l’effacement des vestiges de la corruption et du réformisme, causes de notre régression actuelle

Le rassemblement et l’organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.

OBJECTIFS EXTERNES : L’intériorisation du problème algérien.

La réalisation de l’unité maghrébine dans son cadre arabo-islamique naturel.

Dans le cadre de la Charte des Nations Unies, l’affirmation de notre sympathie active à l’égard de toutes les nations qui soutiennent nos opérations de libération.

MOYENS DE LUTTE : Conformément aux principes révolutionnaires, et compte tenu des situations internes et externes, la poursuite de la lutte par tous les moyens possibles jusqu’à la réalisation de notre but.

Pour atteindre ces objectifs, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener simultanément : une action intérieure, sur les fronts de la politique et de l’action, et une action extérieure, dans le but de concrétiser le problème algérien. Pour le monde entier, avec le soutien de tous nos alliés naturels.  C’est une lourde tâche qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et ressources nationales. Il est vrai que la lutte sera longue, mais le résultat est certain.

En dernier lieu, afin d’éviter toutes fausses interprétations et tous les subterfuges, afin de prouver notre véritable désir de paix, de limiter le nombre de vies humaines perdues et la quantité de sang versé, nous proposons aux autorités françaises une honorable tribune de discussion, si ces derniers sont animés de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes au peuple qu’ils subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes :

L’ouverture de négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur la base de la reconnaissance de la souveraineté par la libération algérienne, une et indivisible.

La création d’un climat de confiance par la libération de tous les prisonniers politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite des forces combattantes.

La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une «terre française», qui est un déni de l’Histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.

En retour :

Les intérêts culturels et économiques français, honnêtement acquis, seront respectés, ainsi que les personnes et les familles.

Tout Français souhaitant rester en Algérie aura le choix entre sa nationalité d’origine, auquel cas il sera considéré comme étranger au regard des lois en vigueur, ou il optera pour la nationalité algérienne, auquel cas il sera considéré comme tel en droits et obligations.

Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect mutuel.

Algérien ! Nous vous invitons à réfléchir à notre Charte ci-dessus. Votre obligation est de vous joindre à elle pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté. Le Front de libération nationale est votre façade. Sa victoire est la vôtre.

Quant à nous, décidés à poursuivre la lutte, sûrs de vos sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la Patrie.

https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/en/military-aspects-algerian-war

https://www.marxists.org/history/algeria/1954/proclamation.htm 

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