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19 Septembre 2004 – Eddie ADAMS, le célèbre photographie «Exécution de Saigon», est décédé

PowerPoint Show by Andrew ♫ Turn on Speakers Some of the world's most iconic and legendary photos were taken during a period in time when image color. - ppt download« Une photographie, c’est capturer la joie, l’amour, la terreur, l’agonie, la peur, l’espoir. »Saigon execution photo framed a view of Vietnam warEddie Adams, photographe américain (photographie de l’exécution d’un soldat Viet Cong, prix Pulitzer 1969), meurt des complications de la SLAImageEdward Thomas Adams, mieux connu sous le nom Eddie Adams (1933-2004) était un photographe et photojournaliste américain connu pour avoir fait des portraits de politiciens et de célébrités, ainsi que couverture 13 guerres. Il était surtout connu pour sa photographie de l’exécution d’un soldat Viet Cong, avec laquelle il a remporté le prix Pulitzer 1969 pour la photographie.     In an instant, Vietnam execution photo framed a view of war | TribLIVE.comDès 1950, il devient photographe combattant au sein des marines pendant la guerre de Corée. Durant la guerre du Vietnam, il travaille pour l’AP, Associated Press, agence et coopérative de presse, il réalise l’une des plus célèbres photographie, celle de l’exécution en 1968 en pleine rue d’un vietcong abattu par le chef de la police nationale à Saïgon avec laquelle il obtient l’année suivante en 1969, deux récompenses, le prix Pulitzer et celui du World Press Photo.    Homage to Eddie Adams: 1933 – 2004 – Visa pour l'image  L’image parcoure la planète publiée dans de nombreux magazines, choque, heurte et révolte l’opinion publique, en étant tout à la fois extraordinaire et effrayante, donnant une preuve évidente comme seule la photographie peut offrir, avec une exécution atroce, l’absurdité et rendre compte de la violence de la guerre. En 1977, il réalise lors des Boat-people, un reportage sur les réfugiés vietnamiens, intitulé «Boat of No Smile». En 1984, après avoir attendu Fidel Castro deux semaines dans une chambre d’hôtel, il quitte La Havane, tout juste rentré aux Etats unis, le chef cubain lui fait parvenir un avion, il effectue de nombreux clichés, terminant ensemble la séance photo pendant une chasse aux canards. Au cours de sa carrière, il couvre treize conflits, et parallèlement dresse de nombreux portraits de célébrités, de Malcom X à Louis Armstrong, du Dalaï-Lama à Fidel Castro. Longtemps membre du l’équipe photographique de l’agence Associated Press, il s’intéresse également à d’autres domaines comme la mode ou le spectacle. En 2005, le festival de photojournalisme «Visa pour l’image», à Perpignan lui rend hommage, tout juste un an après sa disparition.Iconic Vietnam War Photos Today - Vietnam in FocusIl reçoit plus de cinq cents récompenses, parmi lesquelles le prix «George Polk» pour un de ses photo reportages d’actualité en 1968, 1977 et 1978, ainsi qu’un grand nombre de distinctions, le prix  photo d l’année  décerné par le «World Press Photo», le prix du «National Press Photographers Association», le prix «Sigma Delta Chi» et celui de l’ «Overseas Press Club».    Le dessous des images : l'exécution de Saigon d'Eddie AdamsA 35 ans, Eddie Adams est déjà un photographe confirmé avec à son actif une série de reportages sur l’actualité, de la guerre de Corée à l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, il aime la compétition entre professionnels, tout en racontant l’humain face à la maladie, dans la pauvreté, la célébrité et la vie quotidienne. Il traitre de la même façon, avec la même dignité, le même respect et la même exigence, un criminel de guerre, un réfugié, une célébrité ou encore un roi, en devenant la personne qu’il photographie. Eddie Adams' iconic Vietnam War photo: What happened next - BBC NewsAdams n’a jamais aimé sa photographie de 1968 à Saïgon, et n’aime pas que l’on se souvienne de lui avec ce cliché, il préfère que l’on se rappelle de sa série, douloureuse et intense, sur un groupe de réfugiés vietnamiens réalisée en 1977. Par la suite le photographe apprend que le Vietcong avait tué le meilleur ami de Loan et toute sa famille, il regrette alors d’avoir pris cette photographie et présente ses excuses en personne à Loan pour les conséquences qu’il a causées à sa réputation.  Après la disparition de Loan, Adams déclare : «Ce type était un héros. L’Amérique devrait le pleurer. Je déteste l’idée de le voir partir de cette manière, sans que personne ne connaisse rien de lui.» Mais l’histoire a ses raisons et sa photo est devenue, sans appel ni excuse, la preuve ardente de ce que signifie la guerre, la violence humaine et la difficulté à en être le témoin oculaire.Eddie Adams Vietnam War PhotosPreuve également de la dure loi qui s’impose au photographe de guerre, obligé d’immortaliser les horreurs des conflits en une vision presque manichéenne, entre vainqueurs et vaincus, tortionnaires et victimes, contraint d’émettre un jugement malgré soi, et de raconter la réalité en noir et blanc quand on veut y mettre quelques nuances.  L’éclectisme qui caractérise son œuvre, est à la fois d’être photographe de mode, de spectacle et photojournaliste, son aptitude est d’illustrer, de dépeindre l’homme en toute situation, il exerce son pouvoir de captation quel que soit le lieu, du studio au champ de bataille. Il s’engage avec le medium photographique dans une quête de saisissement de l’essence de son sujet quel qu’il soit en se projetant en lui. Au lieu de l’envisager de l’extérieur, opérant une certaine mise à distance qui favorise le jugement, il fait corps avec lui. Il traite de façon indifférenciée ses sujets, leur ménageant la même place dans son travail quel que soit leur identité, leur appartenance géographique ou sociale. Si le medium photographique agit au service de la retranscription d’événements, il regrette parfois son caractère synchronique, l’absence de visibilité sur le contexte dans lequel il s’inscrit, sur les facteurs qui en sont à l’origine. Ses images sont soumises à la capacité de narration du regardeur, elles sont des mises en récit.ICONIC PHOTOS: The Vietnam War through the photographers' eyes – Orange County RegisterL’image d’une exécution sommaire – «L’exécution de Saigon », 1968 

Suite à la terrible offensive du Têt, dans une rue de Saigon, le 1er février 1968, Eddie Adams arme son appareil et en une fraction de seconde déclenche, sans savoir sur le moment que son cliché va faire le tour du monde avec une photographie puissante, d’un moment figé qui met un visage sur l’horreur. L’image d’une exécution sommaire, celle d’un insurgé Viêt-Cong du Front national de libération du Sud Viêt Nan, fait prisonnier, Nguyen Van Lem, vêtu d’un short noir et d’une chemise à carreaux, les cheveux encore ébouriffés par les derniers affrontements, les sourcils froncés, dans une grimace finale donnée par le chef de la police nationale de la République du Viêt Nam, Nguyen Ngoc Loan lui tirant une balle dans la tempe.  Le capitaine Nguyen Van Lem grimace avant de s’effondrer au sol ; son corps ne sera jamais retrouvé à la suite de cette exécution sommaire. Sa veuve donnera naissance à leur 3e enfant 8 mois après ce jour funeste documenté par Eddie Adams qu’elle remerciera pour avoir conservé une trace de ce qui s’est réellement passé dans cette rue de Saigon.  Le général se justifiera en mentionnant les massacres commis par sa victime, qui aurait tué peu avant son exécution la famille d’un policier qu’il connaissait bien. Il en appellera à la clémence de Bouddha pour cette mise à mort déclarant sobrement : « cet homme a tué beaucoup de nos gens et des vôtres (Américain), je pense que Bouddha me pardonnera. Si on hésite, si on ne fait pas son devoir, les hommes ne vous suivent pas. »

Photo emblématique d’Eddie Adams sur la guerre du Vietnam : que s’est-il passé ensuite ?In an instant, Vietnam execution photo framed a view of war | TribLIVE.comLe photojournaliste Eddie Adams a capturé l’une des images les plus célèbres de la guerre du Vietnam – l’instant même d’une exécution pendant le chaos de l’offensive du Têt. Cela lui apporterait une vie de gloire, mais comme l’écrit James Jeffrey, aussi de chagrin.  Avertissement : Cette histoire inclut la photo d’Adams du moment de la fusillade et des descriptions graphiques de celle-ci. Le pistolet à nez retroussé recule déjà dans le bras tendu de l’homme alors que le visage du prisonnier se tord sous la force d’une balle pénétrant dans son crâne.  À gauche du cadre, un soldat qui regarde semble grimacer sous le choc.  Il est difficile de ne pas ressentir la même répulsion et la même culpabilité, sachant que l’on regarde le moment précis de la mort.  Les experts en balistique disent que l’image – qui est devenue connue sous le nom d’exécution de Saigon – montre la microseconde à laquelle la balle est entrée dans la tête de l’homme.  La photo d’Eddie Adams du général de brigade Nguyen Ngoc Loan tirant sur un prisonnier du Viet Cong est considérée comme l’une des images les plus influentes de la guerre du Vietnam. À l’époque, l’image a été réimprimée dans le monde entier et en est venue à symboliser pour beaucoup la brutalité et l’anarchie de la guerre. Cela a également galvanisé un sentiment croissant en Amérique sur la futilité du combat – que la guerre était impossible à gagner.Eddie Adams — Wikipédia« Il y a quelque chose dans la nature d’une image fixe qui affecte profondément le spectateur et reste avec lui », explique Ben Wright, directeur associé des communications au Dolph Briscoe Center for American History. Le centre, basé à l’Université du Texas à Austin, abrite les archives de photos, de documents et de correspondance d’Adams.  « Les images filmées du tournage, bien qu’épouvantables, n’évoquent pas les mêmes sentiments d’urgence et de tragédie brutale. »  Mais la photo n’a pas – ne pouvait pas – expliquer pleinement les circonstances dans les rues de Saigon le 1er février 1968, deux jours après que les forces de l’Armée populaire du Vietnam et du Viet Cong ont lancé l’offensive du Têt. Des dizaines de villes sud-vietnamiennes ont été prises par surprise.

De violents combats de rue avaient plongé Saigon dans le chaos lorsque l’armée sud-vietnamienne a attrapé un chef d’escouade présumé du Viet Cong, Nguyen Van Lem, sur le site d’une fosse commune de plus de 30 civils.  Adams a commencé à prendre des photos alors que Lem marchait dans les rues jusqu’à la jeep de Loan. Loan se tenait à côté de Lem avant de pointer son pistolet sur la tête du prisonnier.  « Je pensais qu’il allait menacer ou terroriser le gars », se souvient Adams par la suite, « alors j’ai naturellement levé mon appareil photo et pris la photo. »  On pense que Lem a assassiné la femme et les six enfants d’un des collègues de Loan. Le général a tiré avec son pistolet.  « Si vous hésitez, si vous n’avez pas fait votre devoir, les hommes ne vous suivront pas », a déclaré le général à propos de la soudaineté de ses actions. Loan a joué un rôle crucial pendant les 72 premières heures de l’offensive du Têt, galvanisant les troupes pour empêcher la chute de Saigon, selon le colonel Tullius Acampora, qui a travaillé pendant deux ans comme officier de liaison de l’armée américaine auprès de Loan. Adams a déclaré que son impression immédiate était que Loan était un « tueur froid et insensible ». Mais après avoir voyagé avec lui à travers le pays, il a révisé son évaluation.  « Il est un produit du Vietnam moderne et de son époque », a déclaré Adams dans une dépêche du Vietnam. En mai de l’année suivante, la photo avait valu à Adams un prix Pulitzer pour la photographie d’actualité. Malgré cette réalisation journalistique couronnée de succès et les lettres de félicitations des autres gagnants du Pulitzer, du président Richard Nixon et même d’écoliers à travers l’Amérique, la photo viendrait hanter Adams. « Je recevais de l’argent pour avoir montré un homme en tuant un autre », a déclaré Adams lors d’une cérémonie de remise de prix ultérieure. « Deux vies ont été détruites, et j’étais payé pour ça. J’étais un héros. »

Adams et Loan sont restés en contact, devenant même amis après que le général ait fui le Sud-Vietnam à la fin de la guerre pour les États-Unis. Mais à l’arrivée de Loan, les services d’immigration et de nationalisation des États-Unis ont voulu l’expulser, une décision influencée par la photo. Ils ont approché Adams pour témoigner contre Loan, mais Adams a plutôt témoigné en sa faveur. Adams est même apparu à la télévision pour expliquer les circonstances de la photographie.  Le Congrès a finalement levé la déportation et Loan a été autorisé à rester, ouvrant un restaurant dans une banlieue de Washington, DC servant des hamburgers, des pizzas et des plats vietnamiens. Une vieille photo d’article de journal du Washington Post montre un ancien Loan souriant assis au comptoir du restaurant. Mais il a finalement été contraint de prendre sa retraite lorsque la publicité sur son passé s’est détériorée. Adams a rappelé que lors de sa dernière visite au restaurant, il avait trouvé des graffitis abusifs sur Loan griffonnés dans les toilettes.

Hal Buell, éditeur de photos d’Adams à l’AP, a déclaré que l’exécution de Saigon prévalait toujours 50 ans plus tard parce que la photo, « dans un seul cadre, symbolise la brutalité de la guerre ».  « Comme toutes les icônes, il résume ce qui s’est passé auparavant, capture un moment actuel et, si nous sommes assez intelligents, nous dit quelque chose sur la brutalité future que promettent toutes les guerres. » Et Buell dit que l’expérience a appris à Adams les limites d’une seule photographie racontant toute une histoire.  « Eddie est cité comme disant que la photographie est une arme puissante », dit Buell. « La photographie, par sa nature, est sélective. Elle isole un seul moment, séparant ce moment des moments avant et après, ce qui peut éventuellement conduire à un sens ajusté. » Adams a poursuivi une vaste carrière de photographe, remportant plus de 500 prix de photojournalisme et photographiant des personnalités de premier plan telles que Ronald Reagan, Fidel Castro et Malcolm X. Malgré tout ce qu’il a accompli après le Vietnam, le moment de sa photographie la plus célèbre restera toujours avec Adams. « Deux personnes sont mortes sur cette photo », a écrit Adams après la mort de Loan d’un cancer en 1998. « Le général a tué le Viet Cong ; j’ai tué le général avec mon appareil photo. »

https://parismatch.be/culture/photos/113326/lexecution-de-saigon-la-veritable-histoire-derriere-cette-photo-tristement-celebre

https://phototrend.fr/2021/03/le-dessous-des-images-execution-saigon-eddie-adams/

https://sites.google.com/site/grandsphotographesdu20eme/adams-eddie

https://www.bbc.com/news/world-us-canada-42864421  

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