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Le 3 mars 1703 – Décès de Robert Hooke, l’un des plus grands scientifiques expérimentaux du XVIIᵉ siècle

Robert Hooke et de la découverte de la microbiologie

Physicien, astronome, naturaliste et ingénieur, Robert Hooke (1635-1703) cumule les titres et les honneurs. Une loi porte son nom, qui décrit la théorie de l’élasticité. En horlogerie, on lui doit un mécanisme baptisé « échappement à ancre ».

Savant anglais qui fut l’un des esprits les plus féconds du XVIIe siècle. Élève à Oxford, Robert Hooke attire, par sa remarquable dextérité et son esprit inventif, l’attention de Robert Boyle qui l’engage comme assistant dans son laboratoire (1655) et avec lequel il construit sa machine pneumatique. Cette machine permit à Boyle d’effectuer des expériences sur le rôle de l’air : il constata, en effet, qu’un combustible aussi actif que le soufre ne s’enflamme pas s’il est placé dans une enceinte vide ; de même, dans ces conditions, un animal ne peut vivre bien longtemps. Hooke essayera par la suite d’interpréter ces résultats. À partir de 1665, il est professeur de géométrie à Gresham College.

Né le 18 juillet 1635 à Freshwater, sur l’île de Wight, Robert Hooke est un scientifique de l’ère moderne. Fils du révérend John Hooke, cadet d’une famille de quatre enfants, il est passionné par l’étude et l’observation dès sa jeunesse. Adolescent, il aurait démantelé une horloge en laiton et aurait reconstruit sa réplique en bois. En 1653, il entre à Oxford et devient l’assistant de Robert Boyle. Sept ans plus tard, il découvre ce qu’on appellera « la loi de Hooke » : elle régit les comportements élastiques linéaires des solides soumis à une déformation et peut se résumer par la formule « l’allongement est proportionnel à la force ». Observateur hors pair, Robert Hooke est considéré comme l’inventeur du microscope, bien que Zacharias Janssen ait déjà eu l’idée, en 1590, d’assembler des lentilles multiples. Néanmoins, la version de Hooke offre un grossissement de l’objet de trente fois, ce qui constitue une nouveauté. En 1665, l’instrument lui sera utile en biologie, matière dans laquelle il est le premier à décrire une cellule en observant des végétaux. Une invention toujours actuelle

À partir de 1657, Robert Hooke entame des travaux sur l’horlogerie et étudie les travaux de l’astronome italien Giovanni Riccioli. Fasciné par la mécanique et la gravitation, il axe ses recherches sur le chronométrage et produit une montre dans laquelle il intègre un ressort hélicoïdal. Son rôle est de stocker l’énergie pour la libérer ensuite en absorbant les chocs et en maintenant une force entre les surfaces en contact : ce sont les débuts de l’échappement à ancre, finalisé en 1670. Ce système d’engrenage transmet les informations de temps du dispositif régulateur, en l’occurrence le balancier, au dispositif d’affichage, à savoir les aiguilles de la montre. Il permet également d’alimenter le dispositif régulateur en énergie. Enrichie par les apports de Christian Huygens et George Graham, l’invention est toujours utilisée en horlogerie. Robert Hooke s’éteint le 3 mars 1703 à Londres.

Microscope de Hooke
L'évolution du microscope timeline | Timetoast timelines
Microscope de Hooke

Le microscope conçu par l’Anglais Robert Hooke

Savant inventif, Hooke fit progresser la science dans de nombreux domaines. Il propose notamment de retenir, pour le degré zéro du thermomètre, le point de fusion de la glace.

Première observation microscopique d’une mouche

Robert Hooke Cell Banque d'image et photos - Alamy

Parmi les planches dessinées par Hooke se trouvent des dessins d’insectes vus au microscope, dont cette mouche et son aile sont un exemple. La précision de l’observation et du dessin, ainsi que la beauté de la gravure et la qualité de l’impression ont contribué à promouvoir l’observation microscopique au rang de méthode de la recherche scientifique naissante.

Cellules végétales (illustration de 1665) 

Robert Hooke Cell Banque d'image et photos - Alamy

Parue en 1665 dans Micrographia, cette illustration présente une écorce de chêne-liège vue au microscope par le scientifique Robert Hooke. Ces cellules avaient été en fait interprétées à tort par Hooke comme des sections de canaux où circulait la sève de l’arbre.

 

https://www.lepoint.fr/montres/Magazine/Grand-horlogers/robert-hooke-02-12-2012-2018087_2978.php

https://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-hooke/

https://www.universalis.fr/media/PH140234/

https://www.universalis.fr/media/PH070177/

https://www.universalis.fr/media/PH995091/

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