Résistance en Iran ; la volonté qui a fait fleurir le désert
Oui, dans ce désert, quelqu’un s’est levé, les mains vides mais animé d’une volonté débordante. Comme s’il avait pris la terre brute de ce pays, l’avait serrée entre ses mains, façonnée, et lui avait insufflé un esprit nouveau : celui de l’engagement, de la responsabilité et du « nous » collectif.
De cette terre est né un autre être humain : un être capable de sortir de sa propre prison et de porter le poids du collectif sur ses épaules. Un être capable de passer du « je » au « nous ».
Les premières briques d’une telle construction n’étaient ni de pierre ni de fer, mais de volonté et de foi. De cette même terre, il a façonné un être responsable, capable de dépasser le « moi » pour atteindre l’horizon du « nous ».
Dans une terre où le despotisme avait, durant de longues années, semé la peur, l’individualisme et la dispersion, il a planté une autre graine : celle de la confiance, de la discipline et de la responsabilité collective.
Et cette graine a lentement germé, même dans un sol dur.
C’est à partir de ces éléments fondamentaux qu’a été bâtie une structure : une structure appelée « Résistance ». Une résistance capable de lutter pendant des décennies dans les conflits les plus violents de l’histoire ; de plier sous les tempêtes sans rompre, d’allumer une lumière au cœur des ténèbres et de maintenir vivant l’espoir dans les moments les plus difficiles.
C’est ainsi que naît une « Résistance » ou même une « Institution »: non pas à partir de directives ou de bâtiments, mais à partir d’êtres humains engagés. Et lorsqu’une telle résistance prend forme, elle n’est plus une simple organisation ; elle devient le destin d’une génération.
La résistance , c’est la foi collective ; c’est une volonté qui jaillit de l’individu mais se dirige vers la société.
L’architecte du sens au cœur du désert
Soyons clairs : dans notre paysage culturel, la « création d’institutions » s’apparente davantage à un miracle qu’à une pratique courante. Notre histoire a rarement été le théâtre d’un travail collectif structuré et durable, s’inscrivant dans la continuité sous la forme d’une organisation pérenne. C’est comme si notre vie sociale, sous l’ombre persistante des dictatures, avait eu peu d’occasions de cultiver en son sein un esprit de collectivisme discipliné, responsable et conscient.
C’est pourquoi une culture de coopération durable, capable de s’enraciner dans la société, a rarement eu l’occasion de s’épanouir. Cet esprit de collectivisme, associé à la discipline et au sens des responsabilités, ne s’est pas véritablement concrétisé ; en ce sens, aucun effort réel n’a été déployé pour favoriser cette culture.
Certes, des individus exceptionnels ont émergé sur cette terre — des révolutionnaires qui se sont élevés au-dessus de la norme et ont incarné un sens de l’engagement collectif. Mais ils constituaient davantage l’exception que la règle. Cette culture ne s’est jamais généralisée.
Ainsi, bâtir une « institution » — c’est-à-dire former des individus dotés de principes, disciplinés, rigoureux et pragmatiques, animés d’un esprit collectif et d’une patience inébranlable — est une tâche difficile, presque herculéenne. Car dans le climat d’une dictature, ce sont d’autres graines qui sont semées : l’individualisme, la servilité, la jalousie, le refus des responsabilités et l’absence de principes. Tout cela est le fruit de ce même sol et de ce même air.
Par conséquent, quiconque souhaite bâtir une institution dans un tel désert doit inévitablement choisir les premiers éléments constitutifs de son édifice parmi ces mêmes individus — des personnes qui, avant tout, doivent être purifiées des résidus culturels laissés par le despotisme et, à l’issue d’un processus difficile, être rééduquées et transformées.
La Résistance : cette volonté qui a fait fleurir le désert
Oui, dans ce désert, quelqu’un s’est levé, les mains vides mais animé d’une volonté débordante. Comme s’il avait pris la terre brute de ce sol, l’avait serrée dans ses mains, l’avait modelée et lui avait insufflé une nouvelle vie : l’esprit d’engagement, l’esprit de responsabilité, l’esprit du « nous ».
De cette terre est né un autre être humain ; un être capable de se libérer de sa propre prison et de porter le poids de la collectivité sur ses épaules. Un être capable de passer du « je » au « nous ». Les premières briques d’une telle institution n’étaient pas faites de pierre ou de fer, mais de volonté et de foi. À partir de ce même sol, il a façonné un être responsable, capable de transcender le « je » pour atteindre l’horizon du « nous ».
Dans un pays où, pendant de longues années, le despotisme avait semé la peur, l’individualisme et la fragmentation, il a semé une autre graine : celle de la confiance, de la discipline et de la responsabilité collective. Et cette graine a lentement germé dans un sol dur.
À partir de ces éléments initiaux, une structure s’est élevée : une structure appelée « institution ». Une institution capable de résister, pendant des décennies, aux conflits les plus violents de l’histoire ; de plier face aux tempêtes sans se briser, d’allumer une lumière au cœur des ténèbres et de garder l’espoir vivant dans les moments les plus difficiles.
C’est ainsi qu’une « institution » naît : non pas de décrets ou de bâtiments
Mais le début de ce chemin fut celui d’un jeune homme ; cette histoire commence avec lui. Un jeune que beaucoup considéraient peut-être comme l’un parmi des milliers.
Le temps a pourtant montré que ce jeune portait un grand rêve et une volonté hors du commun. Dans sa poitrine battait un rêve immense, et dans sa volonté brûlait un feu qui ne connaissait pas l’extinction. Aujourd’hui, son nom est familier à beaucoup : la résistance Iranienne
Le désert n’est pas seulement une réalité géographique ; c’est une destinée. La destinée d’une terre sur laquelle, depuis des siècles, soufflent les vents du despotisme, ensevelissant chaque jeune pousse avant même qu’elle n’ait pu pousser dans les sables silencieux.
On dit que le désert n’est pas un endroit où quoi que ce soit puisse pousser. On dit que sur une terre restée pendant des siècles dans l’ombre de la tyrannie, ni la graine de la solidarité ne germe, ni l’arbre de l’engagement ne pousse. Oui, au cœur de ce désert, les vents du despotisme ont soufflé sur les sables silencieux, et tout signe de solidarité s’est perdu dans la poussière de la division.
Dans un tel désert, les êtres humains apprennent à être seuls ; à se réfugier en eux-mêmes, à fuir la collectivité et à se défaire de toute responsabilité comme s’il s’agissait d’un lourd fardeau. Le désert est l’école de la solitude.
Mais parfois, l’histoire commence par « un seul être humain ». Une personne qui se lève et croit en une terre silencieuse — une terre où les autres ne voient que de la poussière, mais où elle perçoit une possibilité de création.
Il prend cette terre, la tient entre ses mains, la façonne et y insuffle un esprit appelé responsabilité, dans le silence infini du désert. Il ne se soumet pas au destin du désert : il se tient debout et cherche. Il tente de façonner, à partir de cette terre silencieuse, un être nouveau — un être capable de dépasser le « je » pour entrer dans l’immensité du « nous ».
Un être qui comprend que la liberté, avant d’être un slogan, est une responsabilité.
C’est ainsi que naît « l’institution » : la foi commune d’êtres humains qui ont décidé de se dépasser. Et si une telle foi prend forme, même le désert peut devenir le berceau d’une forêt.
Tout voyage commence par un premier pas. Et parfois, par une personne en avance sur son temps, porteuse d’un rêve : créer, au cœur du désert, un nouveau sens de la responsabilité collective.
Et ainsi, un nom est resté gravé sur ce chemin : la Résistance iranienne
À la marge du pouvoir
Parfois, l’histoire ne se cherche pas dans les champs du pouvoir, mais dans les marges silencieuses de la société — là où la main du pouvoir ne porte plus et où seule demeure la volonté humaine. C’est dans ces marges que naissent parfois des phénomènes qui, plus tard, changent le sens du temps lui-même.
Créer une structure en dehors du champ dur du pouvoir, au cœur de la société — une structure fondée ni sur le capital ni sur la puissance — relève presque de la légende. Et pourtant, il arrive que les légendes prennent forme dans la réalité.
Au plus profond de la société, donner naissance à une telle structure est en soi un récit de création étonnant : une structure vaste et étendue qui, après le tic-tac implacable du temps, s’est aujourd’hui déployée sur plusieurs continents. Et cette « institution » n’est pas seulement une organisation ; elle est le récit d’une création collective. Le récit de la manière dont, au cœur d’une culture longtemps habituée à la dispersion, l’esprit de coopération peut être réveillé.
Un aperçu de cet univers peut être observé dans « la ville d’Ashraf 3 » : non pas simplement comme un lieu, mais comme le signe d’une expérience humaine — l’expérience de construire un « nous ». Un témoignage vivant de la capacité de bâtir des structures et de l’esprit de coopération ; un esprit qui, dans notre aire culturelle et dans l’étendue du monde islamique, trouve peu d’équivalents.
Dans cette structure, des milliers de personnes travaillent avec une discipline remarquable, sans demander de salaire et sans même prendre de congé. Une discipline qui, vue de l’extérieur, pourrait sembler purement organisationnelle, mais qui porte en elle une signification plus profonde.
Dans ce monde, le temps, le travail et le repos prennent un sens différent ; c’est comme si les heures ne s’écoulaient pas pour épuiser les êtres humains, mais pour donner un sens à leurs efforts. Pour comprendre ce monde, il faut y vivre : s’imprégner de leur quotidien, s’asseoir à leurs côtés et dialoguer avec eux. Car l’esprit qui anime leurs relations ne peut être saisi à distance. Sans être parmi eux, leur univers de sens reste inaccessible.
Ce vaste monde est un monde qui crée et recrée sans cesse l’humanité et le sens ; et c’est à travers ce processus continu qu’il transforme les équilibres familiers des domaines de l’art, de la musique, de la culture, de l’éthique et de la politique.
Les observateurs occidentaux, façonnés par la tradition culturelle gréco chrétienne, sont souvent frappés d’étonnement lorsqu’ils pénètrent dans ce monde et l’observent de près. L’ordre qui imprègne cette structure et la discipline qui traverse la vie collective suscitent chez beaucoup une véritable surprise : une expérience inattendue.
Comme si, au cœur d’un monde fragmenté où chacun s’est réfugié sur son îlot, où le « je » domine et où tout devient une marchandise, il existait encore un lieu où bat le « nous » — un lieu où les distances s’estompent et où les cœurs se rapprochent.
C’est ici que le rêve de ce père fondateur – celui qui, à partir du sable, a composé un chant d’unité, celui qui s’est élevé du désert – reprend vie, non pas comme un lointain souvenir, mais comme une lumière vivante, incarnée dans un « être ».
Annonce du gouvernement provisoire par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)


